Far breton doré aux pruneaux, recette de far breton de grand-mère

Recette de far breton de grand-mère

Par Mathilde | 7 octobre 2026

💡 Pas le temps de tout lire ? Voici l’essentiel :

  • Pour un far fondant, vise une épaisseur d’environ 3 cm dans le moule et un centre encore tremblotant en fin de cuisson.
  • Base fiable pour une recette de far breton de grand-mère : lait entier, beurre demi-sel, 4 œufs, farine T45/T55, avec ou sans pruneaux.
  • Four statique 180 °C (170 °C chaleur tournante), moule bien beurré et chemisé de sucre : c’est là que tout se joue.
  • Tu peux le préparer la veille et le garder 2-3 jours au frais ; réchauffe-le doucement pour retrouver le fondant.

On a tous ce souvenir de far qui sent le lait chaud et le beurre salé, servi encore tiède sur la table familiale. Et puis, il y a la réalité : pâte pleine de grumeaux, pruneaux qui remontent, cuisson trop sèche. J’y suis passée, plusieurs fois, avant de mettre au point une méthode sûre qui respecte la tradition sans compliquer ta vie.

Ici, je te donne ma façon de faire : une recette de far breton de grand-mère pensée pour être facile et inratable, avec des repères clairs, des temps précis et ces petites astuces qui changent vraiment le résultat final. Tu choisis nature ou aux pruneaux, et tu profites du meilleur des deux mondes.

🍽️ Far breton de grand-mère

⏱️ Préparation
15 min
🔥 Cuisson
45-55 min
❄️ Repos
10-15 min
⏳ Total
70-85 min
👤 Portions
8 portions
⚡ Calories
environ 300 kcal / portion

Ingrédients

  • 75 cl de lait entier
  • 200 g de farine (T45 ou T55)
  • 150 g de sucre
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 4 œufs (taille M/L)
  • 40 g de beurre demi-sel (pour le moule)
  • 300 à 350 g de pruneaux dénoyautés (optionnel)
  • 1 c.s. de rhum ambré ou 1 c.s. d’eau de fleur d’oranger (optionnel)

Recette de far breton de grand-mère : ingrédients et proportions

Ingrédients pour far breton traditionnel avec lait entier et beurre demi-sel

Pour rester dans l’esprit du far breton traditionnel et viser un résultat bien fondant, je pars sur 8 parts, dans un moule rond de 24 cm ou rectangulaire 20×30 cm. Le lait entier et le beurre demi-sel font la différence : c’est leur goût qui signe la recette.

  • 75 cl de lait entier
  • 200 g de farine (T45 ou T55)
  • 150 g de sucre + 1 sachet de sucre vanillé
  • 4 œufs (taille M/L)
  • 40 g de beurre demi-sel pour le moule + un peu pour la finition
  • Option pruneaux : 300 à 350 g de pruneaux dénoyautés (moelleux)
  • Parfums : 1 c.s. de rhum ambré ou 1 c.s. d’eau de fleur d’oranger (facultatif)

Temps de préparation : 15 min. Cuisson : 45 à 55 min selon le moule. Repos : 10-15 min dans le four éteint, puis refroidissement à température ambiante. Si tu le fais aux pruneaux, pense à les hydrater et les parfumer si tu aimes le rhum ambré ou la fleur d’oranger.

Préparation pas à pas de la pâte sans grumeaux

Objectif : une pâte lisse comme une pâte à crêpe, sans grumeaux, avec un ordre d’incorporation qui évite les paquets et le fouet qui fait le reste. Tu vas voir, c’est simple et ça change vraiment le résultat final.

A découvrir :  Recette de cookies au chocolat blanc au cœur fondant

Mélanger sans grumeaux

Je commence toujours par tamiser la farine dans un grand saladier, puis j’ajoute le sucre et une pincée de sel. Je creuse un puits et j’y casse les œufs. J’attrape mon fouet et je mélange en partant du centre, sans précipitation, pour amalgamer les œufs avec un peu de farine.

Pâte sans grumeaux fouettée, consistance de pâte à crêpe

Ensuite, j’ajoute un filet de lait pour délayer, puis j’incorpore le reste petit à petit, toujours au fouet : c’est l’ordre d’incorporation qui évite les blocs de farine. La pâte doit avoir la consistance d’une pâte à crêpe : souple, lisse, brillante, qui nappe la cuillère sans être épaisse.

Hydrater et parfumer les pruneaux

Si tu fais un far aux pruneaux, choisis-les moelleux et dénoyautés. Je les mets à tremper 20 à 30 min dans un thé bien chaud ou un mélange d’eau et de rhum ambré (tu peux aussi utiliser un trait d’eau de fleur d’oranger si tu préfères la douceur florale).

Égoutte-les puis sèche-les rapidement sur un papier absorbant. J’attends que la pâte soit prête et le moule beurré pour les ajouter, afin d’obtenir une répartition homogène au fond. Ce petit trempage réveille leur parfum et évite qu’ils pompent l’humidité du far.

Repos de la pâte ou cuisson directe ?

Le repos de la pâte est une bonne idée quand tu as le temps : 20 à 30 min permettent à la farine de s’hydrater, l’air remonte et la pâte se détend. Tu obtiendras une texture plus régulière, un peu plus fondante, et moins de bulles.

Si tu es pressé, tu peux cuire sans repos. Dans tous les cas, guette deux signes : quelques bulles d’air qui remontent doucement à la surface et une pâte qui file en ruban souple. C’est parti pour la cuisson.

Cuisson inratable : températures, temps et signes de réussite

La cuisson, c’est le nerf de la guerre : réglage du four, moule bien préparé et bons repères visuels. Avec ces jalons, tu ne te poses plus la question du « c’est cuit ou pas ? ».

Préchauffage et moule beurré

Je préchauffe le four à 200 °C en four traditionnel (statique) ou 190 °C en chaleur tournante. Pendant ce temps, je beurre généreusement le moule au beurre demi-sel et je le chemise de sucre : une fine pellicule qui va caraméliser et donner des bords dorés irrésistibles.

J’enfourne le moule vide 2 à 3 minutes pour un choc thermique léger, puis je verse la pâte bien froide dans le moule chaud. Ce contraste aide le far à prendre une belle texture, entre flan et crème prise, avec un dessus joliment doré.

Temps selon four et taille du moule

Après le préchauffage, j’abaisse la température à 180 °C en four traditionnel ou 170 °C en chaleur tournante. Compte en général 45 à 55 min, mais l’épaisseur change tout : un far plus épais mettra un peu plus de temps, un far plus fin cuira plus vite.

A découvrir :  Cookies cacahuète, caramel et chocolat au lait maison

En pratique : moule rond 24-26 cm : 45-55 min. Moule 20×30 cm : 40-50 min. Moule 24×32 cm (far plus fin) : 35-45 min. Si le dessus colore trop vite, couvre lâchement d’une feuille de papier cuisson ou baisse de 10 °C en chaleur tournante. À très haute altitude, prolonge de 5 min et surveille les signes.

  • Repère simple : commence à vérifier 10 min avant le bas de la fourchette.
  • Épaisseur cible : environ 3 cm au centre pour un fondant optimal.
Far breton au four, bords dorés et centre encore tremblotant

Comment vérifier la cuisson et réussir le repos

Les bords bien dorés qui se détachent légèrement et un centre encore tremblotant : c’est le duo gagnant. La pointe d’un couteau ou une lame plantée au centre doit ressortir légèrement humide, sans pâte liquide.

Je coupe le four et je laisse le far reposer 10 à 15 min dans le four éteint, porte entrouverte. Puis je le sors, je le laisse tiédir avant de démouler. Ce repos fixe la texture et évite le far trop sec. Pour une dégustation tiède, patiente encore 20 min : c’est parfait.

Nature ou pruneaux : quelle version choisir ?

Il y a deux écoles. La version historique, sans fruits, met en avant le goût du lait entier et du beurre salé. La version aux pruneaux apporte une mâche fondante et une note fruitée. Choisis selon tes envies, je te donne les ajustements clés pour chacune.

Far breton nature traditionnel

Le far nature, c’est l’authentique de nombreuses tables bretonnes. Je mise sur le beurre salé, un lait entier bien parfumé et juste ce qu’il faut de sucre vanillé pour soutenir sans masquer. La texture idéale : un flan fondant qui se tient, bords caramélisés, cœur moelleux.

Si tu veux mon avis, garde la main légère sur les arômes : une cuillère de vanille ou de fleur d’oranger suffit. Et surveille l’épaisseur : dans un moule rond 24 cm, tu obtiens ce moelleux dense que j’adore, à couper en belles parts.

Far aux pruneaux fondants

Pour un far aux pruneaux dénoyautés qui fait l’unanimité, l’hydratation est ta meilleure alliée. Une fois égouttés et séchés, je les dépose au fond du moule beurré, puis je verse la pâte doucement pour ne pas les faire remonter. Si tes pruneaux sont très brillants, tu peux les fariner légèrement pour les stabiliser.

Côté parfum, un trait de rhum ambré dans la pâte ou au moment du trempage équilibre le sucre et donne un côté chaleureux. Reste mesuré : on veut sentir le far avant tout, pas boire un cocktail. Résultat : des zones fruitées bien réparties, une texture moelleuse, et ce goût de beurre salé qui tient la barre.

Table de conversions par moule et nombre de parts

Conversions du far breton par taille de moule et temps de cuisson

Mon astuce : je pars d’un ratio de base pour un moule 20×30 cm (surface : 600 cm²) : 75 cl lait, 200 g farine, 150 g sucre, 4 œufs. Pour adapter, calcule la surface de ton moule et applique la règle de trois. Cible une épaisseur d’environ 3 cm pour garder le fondant.

  • Surface ronde : π × (D/2)². Exemple : 24 cm → ≈ 452 cm² → ≈ 0,75 de la base.
  • Si tu aimes les fars épais, augmente de 10-15 % et prolonge la cuisson de quelques minutes.

Conseils de service et conservation

Je préfère servir le far tiède, presque à température ambiante, quand le parfum du lait entier et du beurre salé s’exprime le mieux. Une cuillère de crème épaisse ou un yaourt nature d’un côté, quelques pruneaux restants de l’autre : pas besoin d’en faire plus.

Garde-le 2 à 3 jours au frigo, bien filmé. Pour le réchauffer, passe-le 10 min à 150 °C (four traditionnel), ou mange-le froid si tu aimes. Et oui, tu peux le faire la veille : la texture se stabilise, le découpage est plus net. 😊

Si tu veux mon avis, n’ajoute pas de nappage sucré : la caramélisation du moule sucré-beurré suffit largement et évite le côté collant.

Un dernier mot sur la patience : laisse-lui le temps de revenir en température pour profiter du fondant. Ça change vraiment le résultat final.

Quand tu maîtrises la base, le far devient un dessert doudou que tu ajustes à tes envies. La prochaine fois, amuse-toi à alterner nature et pruneaux dans le même moule, ou à jouer sur l’épaisseur en changeant de format : tu verras comme la texture répond. Avec cette recette de far breton de grand-mère, tu as tout pour réussir sans stress et retrouver ce goût franc de lait chaud et de beurre salé.

FAQ

Les ingrédients pour un far breton ?

Pour 8 parts : 75 cl de lait entier, 200 g de farine T45/T55, 150 g de sucre + 1 sachet de sucre vanillé, 4 œufs, 40 g de beurre demi-sel pour le moule. Variante aux pruneaux : 300 à 350 g de pruneaux dénoyautés, réhydratés si besoin. Tu peux parfumer avec une cuillère de rhum ambré ou un trait de fleur d’oranger, mais reste léger pour ne pas couvrir le goût du lait et du beurre salé.

Comment savoir si un far breton est bien cuit ?

Regarde les bords : ils doivent être bien dorés et se détacher un peu. Le centre, lui, reste légèrement tremblotant. La lame d’un couteau plantée au cœur ressort un peu humide mais sans pâte liquide. Coupe le four et laisse reposer 10 à 15 min dans le four éteint : cette étape finit la cuisson en douceur et fixe la texture.

Peut-on faire un far aux pruneaux la veille ?

Oui, et c’est même une bonne idée : la prise au froid raffermit le far, le découpage est plus net et le parfum s’harmonise. Conserve-le filmé au frigo et, au moment de servir, réchauffe-le 10 min à 150 °C si tu le veux tiède, ou sors-le 30 min avant pour qu’il revienne à température ambiante. Le fondant sera au rendez-vous.

Quelle taille de moule pour mon far breton ?

Rond 24 cm pour 6-8 parts, 26 cm pour 8-10 parts. En rectangle, 20×30 cm convient à 8-10 parts, 24×32 cm à 10-12. Garde une épaisseur cible d’environ 3 cm au centre et adapte les quantités avec la règle de trois selon la surface du moule : c’est ce qui garantit une texture fondante et régulière.

A propos de Mathilde

Ancienne assistante de direction reconvertie food blogger, je cuisine vrai - avec les ratés, les astuces qui changent tout, et les recettes qu'on refait le dimanche suivant. La Table de Claire et Julie, c'est ma façon de partager ce qui marche vraiment dans une cuisine normale.

Laisser un commentaire